XIII – NOTULES (24 à 27)

24 – Les vieux et la société

« En ce temps-là, la vieillesse était une dignité ; aujourd’hui elle est une charge. »

Ces mots qu’on croirait récents ont pourtant été écrits au début des années 1800 par Chateaubriand (Mémoires d’Outre-Tombe, livre I, chapitre 4). Preuve s’il en est besoin que certains des « nouveaux » problèmes ne sont pas si jeunes que l’on croit…

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25 – Question éducative

« (…) les enfants aiment-ils mieux leurs parents aujourd’hui qu’ils les tutoient et ne les craignent plus? »

C’est encore une fois François-René de Chateaubriand qui s’exprime ainsi (Mémoires d’Outre-Tombe, livre I, chapitre 6). Comme quoi certaines questions ne varient pas selon les époques et leurs modes !

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26 – D’un certain type de réussite

« (…) je ne réussirai jamais dans le monde, (…) parce qu’il me manque une passion et un vice, l’ambition et l’hypocrisie. »

Cet aveu de Chateaubriand dans ses Mémoires d’Outre-Tombe (livre III, chapitre 15) revêt une actualité décapante, pour dire le moins.

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27 – La valeur des classiques

La place qui revient à l’enseignement des classiques dans la formation de nos jeunes fait toujours débat. Et avec raison, car l’enjeu est majeur. Je n’ai pas l’intention de régler un pareil problème ici. En fait, je n’ai même pas ici l’intention de le poser dans toute sa complexité. Je reviendrai ultérieurement sur cette épineuse difficulté.

Pour le moment, ce que j’espère avoir fait grâce aux trois notules précédentes, c’est tout simplement de montrer qu’il existe bel et bien une actualité des classiques et que cette actualité est parfois si facile d’accès qu’elle en devient déconcertante, surtout pour ceux qui ont tendance à déprécier ce qui « date ».

13. IX. 2016